« Mieux vaut pleurer de rien que de rire de tout. »
– Serge Gainsbourg
Mise en situation
Dans les médias, la publicité ou les spectacles, l’humour se révèle parfois léger, pédagogique, militant… mais laisse rarement indifférent. Lorsque des excès sont reprochés, la liberté d’expression est souvent revendiquée. Mais comment concilier liberté d’expression et respect de l’autre?
Déroulement
- L’enseignante ou l’enseignant présente d’abord une blague de son choix (caricature, vidéo ou texte), puis anime une activité où les élèves s’approprient un éventail de mots de vocabulaire et d’expressions (sarcasme, ironie, jeu de mots, etc.).
- S’ensuit un échange sur l’importance que chacun accorde à l’humour ainsi que sur les éléments qui font généralement rire. Les élèves valident leurs impressions en se prêtant à l’analyse de textes humoristiques. Ils déterminent alors ce qui relie ou différencie les textes. Quels sont les mécanismes propres à l’humour? Qui en sont les destinataires?
- L’analyse de textes humoristiques amène les jeunes à réfléchir sur l’acceptabilité de certains types de blagues et les valeurs qu’elles véhiculent. Pour consolider leurs opinions, ils s’appuient sur des ressources complémentaires comme la Charte des droits et libertés de la personne. Ils s’intéressent, entre autres, au droit à la réputation, qui pourrait être bafoué en contexte d’humour.
- Les élèves partagent et confrontent enfin leurs idées. Ce faisant, ils échafaudent une banque d’arguments qu’ils réinvestiront à l’occasion d’un débat final au cours duquel les défenseurs de la liberté d’expression s’opposeront aux tenants d’une certaine censure.
Ressources complémentaires
- Le magazine Nunuche d’Elise Gravel.
- La pièce de théâtre Bachelor de Louise Roy et de Louis Saia.
- Le document Charte des droits et libertés de la personne simplifiée de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.






